Informations suite à la découverte de métabolites de chlorothalonil dans l’Eau de Sion.
Il n’y a pas de restrictions actuellement sur la consommation d’eau.

Situation actuelle

Suite à la découverte de métabolites du chlorothalonil dans les eaux, La Ville de Sion et OIKEN ont pris toutes les mesures nécessaires pour garantir à toute la population sédunoise la consommation d’une eau saine.

Retrouvez ci-dessous plus d’informations sur les métabolites du chlorothalonil, sur les contrôles et la qualité de l’Eau de Sion.

Brochure générique qui présente le parcours de l’Eau de Sion

Le chlorothalonil est une substance active admise depuis les années 70 dans les produits phytosanitaires en tant que fongicide. Il a été utilisé principalement dans la culture des céréales, des légumes, de la vigne ou des plantes ornementales.

Les métabolites, elles, sont les résidus de cette substance qui peuvent s’infiltrer dans les eaux souterraines et par conséquent, dans l’eau potable.

Pour plus d’informations : rendez-vous sur le site de l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV).

Pour remédier à ce problème, plusieurs solutions sont possibles : le mélange des eaux (procédé de dilution), l’utilisation d’une source conforme non contaminée (déviation du réseau) ou toutes autres mesures correctives similaires.

La Ville de Sion et son gestionnaire du réseau d’eau OIKEN ont été informés des résultats des prélèvements effectués par le service valaisan de la consommation et affaires vétérinaires (SCAV). Ils ont immédiatement réagi et pris des mesures afin de garantir la qualité de l’eau potable fournie aux consommateurs.

  • Puits des Ronquoz : les analyses ont révélé une concentration de métabolites légèrement supérieure à la valeur maximale autorisées (141 ng/l au lieu de 100 ng/l). Au vu de ces résultats, ce puits, qui n’était que très marginalement utilisé a été immédiatement dévié du réseau d’alimentation.
  • Puits de Grand-Champsec: les analyses ont révélé des traces de métabolites. Celles-ci sont inférieures à la limite maximale autorisée et ne posent aucun problème sanitaire. Ce puits fait l’objet d’un suivi très attentif.

Avec les mesures prises suites à ces analyses, la parfaite qualité de l’eau potable peut être garantie. Le réseau d’eau potable de Sion est déjà alimenté aux trois-quarts par de l’eau de source. La Ville de Sion cherche de nouvelles sources d’approvisionnement, afin de pouvoir renoncer totalement à l’eau de la nappe phréatique.

Cette substance, découverte sur le plateau suisse depuis quelques mois, n’était pas recherchée dans les analyses demandées par l’Ordonnance sur la protection des eaux (OEaux). Après avoir découvert des traces de métabolites de chlorothalonil dans la région du plateau Suisse, la Confédération a demandé à tous les gestionnaires de réseaux d’eau potable d’effectuer de nouvelles analyses. C’est pour cette raison que ces métabolites ont été découvertes il y a peu.

De manière générale en Suisse, l’eau potable est extrêmement contrôlée par des analyses régulières et des mesures précises.

Le réseau d’eau potable de Sion est constitué de 221 kilomètres de canalisations pour distribuer l’eau aux plus de 33 500 habitants de la ville. Chaque année, près de 400 prélèvements sont effectués en différents lieux (source, nappes, fontaines, robinets, etc.) et sont transmis au Laboratoire cantonal de la consommation et affaires vétérinaires (SCAV) pour analyses.

Dans ce cadre, OIKEN SA est mandaté par la Ville de Sion pour gérer au quotidien les contrôles et garantir ainsi à la population sédunoise la qualité de l’eau de la ville. Chaque jour, 5 personnes veillent sur le réseau afin de garantir un approvisionnement sain.

Selon l’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV), les consommateurs peuvent continuer de boire de l’eau potable dans laquelle on a détecté des métabolites du chlorothalonil. Les exigences fixées pour l’eau potable en Suisse sont très élevées et font l’objet de contrôles stricts pour veiller au respect des normes en vigueur.

Les métabolites de substances probablement cancérigènes, tel que le cholorthalonil, sont indésirables dans l’eau potable. À long terme, ces substances sont admises uniquement à des concentrations infimes, le seuil légal étant fixé à 0,1 microgramme par litre. Les distributeurs d’eau, les communes et les cantons doivent veiller à trouver des solutions durables pour assurer le respect des exigences légales.

Selon l’Office fédéral de l’environnement (OFEV), il n’y a pas de contre-indication à la consommation de l’eau présentant des traces de métabolites. Des études sont en cours au niveau international pour déterminer le seuil maximal tolérable avant que ces métabolites aient un effet indésirable et à long terme sur la santé des consommateurs.

Sur le plateau suisse, des données supérieures à 10 fois le seuil légal toléré ont été détectées. En Ville de Sion, la valeur la plus élevée équivaut à 1.4 fois la norme.

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